concert/spectacle : Le 11/06/2010 20 h 00
| CHRISTOPHE WILLEM Christophe Willem ne fait pas de mise au point. Lui, son truc, c’est plutôt la mise au son. Avec des arguments et de l’audace. C’est ainsi que l’on découvre notre « entertainer » le plus époustouflant depuis que la télévision l’a engendré, prenant les rennes de son deuxième album avec une incroyable pertinence. La rénovation discographique s’est donc opérée ici avec beaucoup d’adrénaline et un maximum de caféine. Surprendre et se surprendre, tel était le challenge. Changer d’air, telle était la condition. Ce sera donc l’Angleterre, et le rêve du swinging London qui en 2009 s’est matérialisé en ondes électroniques. C’est bien dans cette ville que tout musicien s’affranchit de ses propres limites et de ses intimes contraintes.Alors pourquoi toute cette orgie de sons électroniques qui luttent sans cesse avec un barrage de guitares saturées ? Pour lancer un trio de producteurs de choc dans une sorte de vertige ascensionnel. Tina Harris, Steve Lee et Pete Martin ont eu le loisir de travailler sur une solarisation extrême du son qui donne un coup de soleil au beat blanc de la Perfide Albion. Trois Anglais réunis pour faire de Christophe Willem le premier Français, depuis le grand Serge à la tête de chou, à prendre de force le royaume pourtant uni… Heartbox, en version originale s’il vous plaît, devrait faire frissonner les Top of the Pops. Sans pourtant que l’on puisse reprocher à notre nouvelle star de céder aux sirènes de l’hégémonisme anglo-saxon. |
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